La couleur, les tissus et les écritures sont ici associées autant qu’il a été possible dans la simultanéité…en solos ou duos .
Rythmes, vibrations et matières en écho . La broderie se métamorphose en écriture, mais l’écriture devient aussi formes et couleurs. Le texte dépend entièrement, d’abord des textures choisies, avant même que la composition du dessin en soit faite.
l’écriture est dans ses failles et ses maladresses volontaires pas question de normer ,les points plus que lers lettres. Du brut. Quelque chose qui se voudrait direct et dont pourtant le cheminement importe : sous forme de va et vient des mots aux fils déjà tissés, des mots aux fils pas encore brodés. Tout s’est joué là. Pour mon plaisir. Et je l’espère le vôtre, à vous qui passez là.
Broder c’est écrire autrement la même chose, c’est le point de jonction secrète entre mots et fils.
Le rythme a présidé à tout, même s’il demeure difficile d’expliquer, et, sans doute, inutile .
Toucher , coudre, broder , écrire , regarder et ressentir en soi et hors de soi .
Invitation à suivre ce qui se trame entre tissus, couleurs et chant intérieur.
L’essentiel est autant dans le toucher que dans le regard.
Chaque diptyque est indépendant du tout, si on le veut. Et même coupé du texte. Tout est détachable. Pour la liberté de lire ou de ne pas lire, de regarder ou de ne pas regarder, ensemble ou séparément.