Pour faire connaissance.

Si mon parcours vous intéresse...

 

Je suis née en Médoc le 27 décembre 1950, benjamine d'une fratrie de quatre,  d'un père invalide de guerre et d'une mère au foyer.

 J'ai habité le Médoc jusqu'à l'âge de 5 ans et vécu près de Libourne de 1956 à 1974 

 Études primaires à l'école de filles de Saint Denis de Piles  de 1957 à 1961; études secondaires au lycée mixte de Libourne  (qui deviendra Max Linder plus tard) de 1961- à 1968.

J'apprends à lire, à broder et à tricoter en même temps. Je tombe amoureuse des jardins un peu sauvages et de champs.

 J'écris mes premières poésies à l'âge de 14 ans. La plupart ont fini à la poubelle et celles qui restent ne sont que des "souvenirs pieux".

Côté textiles : je commence à coudre mes robes (voir la rubrique histoire de tissus). Mais j'aime déjà les étoffes pour ce qu'elles sont.Et je fabrique toute mon enfance des trucs et des machins drapés autour de mes poupées.

C'est de mes études secondaires que date mon amour définitif  pour la poésie latine et le théâtre grec.

De 1968 à 1974 je fais mes études universitaires de Lettres Classiques  à l’Université de Bordeaux III . En 1972 je valide la maîtrise de Lettres (spécialité théâtre grec) J'obtiens le CAPES de Lettres Classiques en 1973.

 En 1969, j'écris ce que je nommerai "mon premier vrai poème". Je ne sais pas s'il vaut , il m'est interdit d'en juger, mais je sais que c'est à partir de lui que je me suis senti ce qu'il faut bien appeler une vocation.

Je publie quelques textes de cette date jusqu'à 1974 dans une revue locale, puis parisienne mais...  artisanale sous le pseudonyme de Lise Alexandre que je garderai en littérature jusqu'au moment où je déciderai d'associer textes et textiles en 2003.

Côté textiles, je continue à coudre mes robes et aussi je brode aux vacances d'été: je me sers des dessins des magazines féminins mais je change dispositions et couleurs. Je tricote aussi beaucoup, sur le même principe.

En 1974 je suis nommée professeur dans le Nord où je resterai. Je me marie à l'été 1975 avec  un collègue. J'habite successivement  Aniche,Douai, et Râches, où je réside actuellement dans une maison dont j'ai conçu les plans et dessiné le jardin. Planter est une passion adventice dans une vie qui en comporte beaucoup.

J'écris toujours des poèmes , toujours pour la même revue.  Je commence le premier texte de ce qui sera Les mythologies intérieures.

En 1982, je découvre le patchwork chez une amie sous la forme d'un coussin ; et je confectionne aussitôt un première surface, non matelassée et entièrement de récupération. J’ignore tout de cet art mais je sens que c'est le début d'une grande histoire d'amour qui recoupe ce qui était déjà en moi : l'attrait pour  les tissus et des fils , aussi fort que celui pour les mots.

Nous adoptons un premier enfant au Honduras en mai 1983 ; et je continue à faire pour lui, dans l’ignorance parfaite du patchwork dit traditionnel et américain, de petites couvertures. Je cherche déjà des manières personnelles d'assortir ce que je nomme le "disparate". Je suis alors abonnée à 100 Idées et  par le moyen d'une annonce, je découvre l’existence de France Patchwork où je m'inscris en 1989.

Travailler en club ne me vient pas à l'esprit, j'aime créer en solitaire, expérimenter par moi-même. Les livres répondent à mes interrogations techniques et de façon variée. Je sais déjà que ce n'est  pas pour moi un loisir autour duquel "papoter", mais l'équivalent textile de mes poésies et récits et l'objet d'une recherche personnelle permanente, notée au fil des jours dans d'innombrables carnets.

Côté littérature c'est la pause côté poésie, j'écris pourtant des récits courts et des nouvelles ;  un recueil qui sera publié en auto-édition en 1986 : Mélodrames à l'eau de rêve. L'éditeur qui s'est chargé  de l'impression me conseille d'écrire un roman. Je m'y mets, le matin avant le réveil de l'enfant. Ce sera la Demeure Mentale. Il me faudra attendre 2005 pour qu'il soit publié à la LGR.

En 1987, je suis enceinte de mon deuxième enfant , après une longue stérilité. La grossesse est diffcile et je dois arrêter mon travail assez tôt. C'est là que j'achète mes premiers livres de patchwork dit "américain" et que je tombe en amour de leurs géométries, de ses combinaisons  et que je me mets à collectionner les dessins de blocs , ces carrés que je nommerai plus tard "source graphique". A les redessiner et à composer avec eux, par moi-même, et non à suivre des plans de quilts faits par d'autres. Je tiens à cette différence essentielle et je me bats pour qu'on reconnaisse comme créations de tels ouvrages, et qu'on les distingue des innombrables copies qu'ils générent.

C'est pour mon second fils  que je créerai à partir d'un bloc traditionnel le quilt Pour Guillaume. Entre temps Suzanne Lambert qui présidait alors France Patchwork, s'est intéressée à ce que je fais, m'a encouragée .Ce pour Guillaume est publié dans un supplément des Nouvelles en 1993. Il y en aura quelques autres  jusqu'en 2002.

Côté littérature, bien que je galère pour ne pas parvenir à  faire éditer mon premier récit, j'ai aussi des encouragements et non des moindres. Je corresponds un temps avec le philosophe Michel Henry qui m'écrit que je suis un "écrivain authentique", ce n'est malheureusement pas l'avis des éditeurs.  M'aident aussi beaucoup mes amis et collègues par leurs lectures, leurs remarques , et parfois même leurs analyses fouillées. 

En 1990 , je mets au monde mon troisième enfant, une fille, après deux garçons.

J'écris en 1989 -1991 un deuxième récit : Le Jeu de la Rose, inédit à ce jour et toujours en quête -vaine- d'un éditeur. Il est  l'objet d'un travail textile  publié dans la partie Textes et textiles  : Art roman.

En patchwork, je continue mon chemin. Je m'adonne à l'exploration de la géométrie et je m'instruis surtout mais pas exclusivement sur le patchwork américain, et en 1991 je commence l'Arlequin fou, mon premier crazy quilt.

En 1998  j'ai un projet de livre de patchwork , qui échouera, mais c'est l'occasion d'acheter la deuxième version du logiciel Quilt-pro et de découvrir quelle libération c'est au niveau du dessin personnel et de la  composition, à partir de là je crée frénétiquement des dessins pour moi et les autres. Je ne compte plus les modèles que j'ai donnés, alors. Un peu plus tard  vers 2000 je découvre Electric quilt et l'anthologie de Barbara Brackman qui reste pour moi un vivier (mais pas l'unique!) .

En 2000, j'arrive sur Internet, ce qui me permet d'agrandir mon  cercle d'amis et ....ma collection de tissus. C'est le début d'échanges et de correspondances avec d'autres quilteuses et artistes  textiles.

C'est- en 2000 aussi qu'après une interruption de presque dix ans, je renoue avec l'écriture. Autobiographique cette fois,  et je rédige à l'été 2000 le premier volet de Lettres fermées , Révélation.

En 2002 , pour des raisons diverses , mais dont l'essentiel est me consacrer à la création, je prends une retraite anticipée donc incomplète. J'ai enseigné 27 ans de manière passionnée, parce   que je ne  sais pas faire autrement. Je ne regrette ni d'avoir enseigné, ni d'avoir arrêté de le faire. J'entame une autre vie. Je rédige sur 2001-2002 le deuxième volet de Lettres fermées : Arrêt sur Image.

2002 est aussi la date de ma participation à une première exposition collective avec l'Arlequin Fou que je  viens de terminer, au festival de la Bourboule. Dans les années suivantes j'exposerai quelques quilts. Mais il faut songer que de 1982 à 2002 j'ai créé sans visée d'exposition. C'est parce  que des amies passées ici m'ont persuadée qu'il serait bien que je "partage" ce que je l'ai fait , mais j'avoue ne pas  aimer le système des expositions collectives avec  concours.

En 2003, je rencontre via son site le poète Jean-Marc Riquier et c'est le début d'une grande amitié. C'est aussi l'aventure des text-iles qui commence et qui aboutira l'exposition de 2004 à la Librairie Galerie Racine. C'est aussi ce qui permettra   la parution de la Demeure Mentale en 2005. 

En 2003 paraît dans Magic Patch mon portrait d'artiste rédigé par Suzanne Lambert.

J'ai déjà créé à cette date plus de cent ouvrages textiles dont la majorité sont des quilts à base géométrique. On peut en voir quelques-uns sur ce site.

Je rédige alors aussi et je mets en forme les légendes des Mythologies Intérieures. Toujours sans projet d'édition .

En 2005 je décide de devenir partenaire de la  galerie d'art virtuelle arts-up , qui est une des rares  à s'ouvrir au patchwork en tant qu'art textile . C'est aussi le moment où je découvre les images numériques. 

C'est aussi l'époque où je participe l'été aux ateliers d'écriture de  Floreffe en Belgique, animés par Jean-Marc Riquier et Jo Hubert,  qui m'aideront   à renouer avec l'écriture poétique. Je les suivrai jusqu'en 2011 date à laquelle ils se sont terminés.

En 2007 je suis contactée pour travailler à la revue Création patchwork et je continue. Un peu plus tard, ce sera la création de la revue Broderie d'art à laquelle je contribue toujours. On peut voir les créations sur ce site à la rubrique ouvrages.

En 2008 je suis " adoptée" par le collectif d'art international Lése-art et un peu plus tard je participe à la revue artistico-littéraire émanant de collectif,  Re-mue  par des textes ou  des recueils comme Pas de Deux ou le Chant des couleurs.
En 2009 je réimprime mon recueil de poésies Décadences écrit dans les années 70 en l'illustrant d'images numériques ; Parallèlement je continue dans diverses directions mes recherches sur les textes et les textiles ce qui aboutira per exemple à Textimité en 2010.

Fin  2010 je publie, sur vingt huit  ans de travail textile,  un livre intitulé Jeux d'étoffes-Impressions-expressions,    préfacé par Jean-Paul Gavard Perret et dédié à Suzanne Lambert.

En 2011 mon recueil de textes illustrés d'images numériques  Initiales est publié  en e book sur le site d'arts-up .

En 2012 IMAGinE revue d'art  réalise mon portrait d'artiste  et je participe à plusieurs actions initiées par cette revue  notamment contre l'excision et pour l'égalité.

Fin 2012 j'élabore des livres poèmes  tissés dits  "poèmes tramatiques".

En 2014 je publie Le journal ajourné, un recueil de poèmes dont on peut lire ici quelques extraits. D'autres ont paru en Juin 2013 dans la revue Incertain regard.

Mes oeuvres littéraires en cours comptent un recueil de poèmes et Une mesure pour rien, récit autobiograhique et de réflexions diverses et d'innombrables chantiers textiles que j'achève au fur et à mesure de l'inspiration, des désirs et des envies. Sans parler d'autres projets ...côté images numériques.

 

.. à suivre pour d'autres aventures si on le veut bien et  tant que la vie  et la possibilité m'en sont données.

Je rappelle que mes oeuvres -du moins celles que  je possède encore- sont visibles chez moi sur rendez-vous et que tous mes textes littéraires sont accessibles  en version numérique, sur demande. Utiliser pour me contacter  le mail  chiffondart@aol.com .

Voir aussi sur le blog l'article consacré à mon lieu d'exposition permanente : La salle des machines

 

 

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