présentation

texte de présentation de mes activités textiles et littéraires.

Oeuvre souterraine - les images numériques

Oeuvre souterraine- 4 Les images numériques

 

Les images numériques c'est un peu un hasard heureux de ma vie .... J'ai raconté comment , alors que j'étais abonnée à des fiches et CD censés m'initier à l'informatique, ma fille tombant sur une démo du logiciel Paint shop pro  me conseilla de l'acheter, pour elle. Résultat : c'est moi qui ai joué avec  :-)

Je parle ici d'images et non d'un art numérique avec toute une logistique assurée par des techniciens, des machines et des logiciels coûteux . Comme pour mes autres arts je reste dans le discret et l'intime ....

Je n'ai jamais été bonne dessinatrice, au sens de reproduire la réalité de manière convaincante ou inspirée, et c'est vrai j'ai souvent eu du mal même dans l'abstraction à représenter exactement par des moyens "classiques" toutes ces visions que j'avais en moi ...

 

Je sais composer (cela s'apprend ) et je pense aussi savoir le faire non de façon académique (selon des normes esthétiques figées) mais selon une expression qui m'est propre - qu'elle vaille ou non est un autre problème.

La découverte de ce logiciel, au bout de 15 ans et bien que ce soit un outil ancien , m'a ouvert des possibilités,  je n'ai pas fini d'en explorer les ressources pour la raison simple que les fonctions  se règlent,   d'une image à une autre elles  ne produisent pas le même rendu, qu'elles s'additionnent à ceux d'autres logiciels.

 

Le point de départ : un écran blanc des outils : de peinture, mais aussi et surtout d'effets, de filtres de paramètres (luminosité, contraste, couleur ) .Chaque outil mérite d'ête étudié  et je n'ai pas fini pas plus que je n'aurai jamais fini d'explorer les possibilités infinies des combinaisons d'étoffes et de fils et de mots . J'ai montré en broderie comment un simple schéma de feuille pouvait être interpété de manières différentes ...

C'est un travail mi intuitif mi technique (savoir ce qu'on peut faire, avec quoi, comment cela réagit sur tel ou tel point de départ . Travail par étapes reprises ... comme j'aime en tout, moi à qui il faut parfois trente ans pour finir un textile ou un texte .  Là évidemment ça va plus vite. Mais ce n'est jamais terminé ...

 On reproche souvent à cet art son absence de matière , mais justement je ne vois pas cela ainsi mais bien plutôt comme justement une sorte de liberté donnée par l'absence de matière (on peut d'ailleurs matérailiser le résultat par impression et cela m'arrive ) mais pour moi c'est sur écran que ces images rendent le mieux ...c'est pourquoi je les partage quotidiennement sur Facebook . Rappelant souvent que non je ne suis ni peintre, ni graveur, j'use d'autres outils. Je suis déjà écrivain et brodeuse et quilteuse et .. et .... je ne peux pas tout être !!

Justement cet art numérique propose de faire de la peinture sans peinture  :

 

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ou des matières sans matières :

Recap 2 1 687

 

 

 

 

par le jeu d'effet et de filtres seulement pour que le résultat me convienne il faut une base qui soit de moi  et un résultat qui pour moi signifie quelque chose. Donnez le même logiciel à deux personnes c'est comme un crayon en plus complexe : les résultats seront différents du moins si on ne se contente pas d'un effet unique utilisé sur une photo .  En ce domaine comme dans les autres je suis mes exigences, par rapport à ce que moi je voudrais que ce soit . Je dis ça parce qu'un fois, on m'a dit : " ah mais oui mais moi aussi je fais de l'art numérique avec l'effet bidule de Photochose sur la photo de mon cheval . Ben je le dis tout net non ce n'est pas ce que je fais . Du tout . Prenez les logiciels essayez d'obtenir la même image et on en reparle !!

 

 J'ai bien essayé parfois de travailler de manière rationnelle et de  noter au fur et à mesure  le résultat de telle ou telle fonction, mais vite, je me suis  rendu compte que d'une part c'était vain (puisque ça dépendait aussi  ce à quoi on appliquait l'effet ou la fonction, comme dit précédemment) et que surtout ça bloquait l'élan vers l'essai, l'expérimentation quasi instinctive,  le "what if" cher aux anglosaxons.

Au départ ce que je voulais c'était des  patrons ou dessins plus faciles à reproduire qu'à la main pour des dessins plus complexes, et de tracé plus irréguliers que mes chères géométries (qui pourtant peuvent aussi servir de bases à des "dérives"ou suites  numériques, comme dans la série  "très  traits".)

Tres traits 2

  Et sans gommer jamais cette fonction pratique que j'utilise encore, j'ai pris conscience que ces images pour  certaines, correspondaient à  ce que j'aurais voulu dire si j'avais été peintre par exemple, graveur ou dessinatrice . Mais tout à fait différemment. Un peu comme si je créais à l'envers aussi par sélection des  créations où je me reconaissais . Si ce n'est pas le cas, je garde comme matrice car je travaille beaucoup à partir des métamorphoses d'images créées précédemment, par transformations succcessives (parfois je garde toute la série des "avatars" parfois non . Il faut savoir qu'avec une image on peut en créer des milliers (et plus ....) c'est comme un itinéraire avec un point de départ et un point d'arrivée mais on peut toujours continuer le voyage . On pourrait même faire une oeuvre entière, une vie entière avec un seul point de départ . Certains sont toutefois plus porteurs que d'autres . 

Au départ  donc j'ai beaucoup testé et je me suis rendu compte qu'en reprenant certains dessins en les repassant d'une fonction à une autre, en les superposant, les mêlant , j'arrivais peu à peu à créer des images qui, si elles n'étaient pas produites par des moyens classiques (crayon, papier , gravure, appareil photo etc)  étaient bien comme une projection de cette imagerie intérieure. Si je  ne reconnais pas dans une image quelque chose dont j'ai envie que ça existe, sous cette forme ou  bien je modifie , ou bien  je ne publie pas .

Car l'avantage des images numériques c'est justement qu'on peut modifier tant qu'on le souhaite , sans gâcher de la matière. De plus le résultat ne prend de place que sur le support électronique pas dans une maison déà bien encombrée par mes recherches textiles.

 J'ai travaillé quand même de nombreuses années avant de montre mes imagges en milieu artistique et en 2007 , j'ai eu la joie de vois s'ouvrir sur le site d'arts-up où j'étais inscrite une section art numérique , qu'on peut voir toujours ici .

J'ai écrit plusieurs articles  sur ce même site .

Il  existe bien des manières d'exercer cet art et en général ce qui est reconnu use  de moyens technologiques bien supérieurs à mes petites expérimentations, avec les moyens du bord et des logiciels peu coûteux et qui ne nécessitent pas une équipe technique au complet pour se produire en public . Dans des performances, installations , toutes choses spectaculaires ... que notre époque prise énormément . C'est sûrement prodigieusement intéressant, mais là encore mon art reste  limité donc par la place dont je dispose pour la matérialisation . Laquelle se fait (pour le moment) sous forme d'impression classique . Ainsi dans les tiroirs de la salle des machines on trouve ceci parfois :

 

La salle des machines 7

 La seule chose dont je rêve parfois c'est d'une exposition comportant  certains de mes textiles, des images numériques diffusées sur écran et des poémes récités en voix off. Mais l'énergie qu'il faudrait pour convaincre quelqu'un du monde  de l'art de me proposer - des murs  pour ce faire -et une  aide technique, surtout que j'ai expliqué ailleurs que je crée pas pour vendre mes oeuvres, mais pour bâtir quelque chose . N'oublions pas qu'â être volontairement "amateur" c'est hélas se disqualifier.

La salle des machines sera peut-être plus modestement aménagée en ce sens .

 

Ma petite fabrique à images comme je l'appelle correspond mieux à ce que je veux réaliser .

 En plus de dix ans, des milliers d'images donc il est impossible que je les mémorise toutes. Je les montre surtout sur Facebook  et quand j'use de la fonction  de rappel des "souvenirs" , il n'est pas rare que je me rappelle plus ce qui apparaît alors.

 C'est un art où je me sens beaucoup moins impliquée que par eemple dans l'art textile et l'écriture, même s'ilest pour moi paradoxalement , aussi important..Je pense que cela vient du fait que j'y ressens une sorte de facilité ..  même si j'y travaille tout de même beaucoup et qu'aucune image ne  naît dans ma productions de trois clics sur une photographie    et  l'abondance des  créations me déborde aussi un peu .

 

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 Ps je signale que quelques-unes de mes  oeuvres numériques ont été éditées avec des textes de Josiane Hubert  cf Chambre d'échos  (il reste des exemplaires disponibles). 

Oeuvre souterraine -3 : L'art textile

L'oeuvre souterraine- L'art textile. :

 J'en ai très souvent parlé ici  -et ce n'est pas fini !- et je ne vais donc pas refaire mon parcours par le menu. 

 Je parlerai ici plus de broderie que de patchwork (même si les deux se relient dans les crazys quilts et d'autres oeuvres d'inspiration plus récente) , mon parcours en patchwork est détaillé ici :le bonheur en lisière

Redire juste combien broder et écrire sont deux gestes appris quasi en même temps, mais qu'on ne relie pas si souvent. Sauf dans les alphabets , marquoirs, monogrammes et les plus récentes tendances qui consistent à écrire ou broder sur textile ou mixed media. Pour moi 'c'est lié aussi de l'intérieur (même si j'ai écrit et brodé des textes sur étoffes et que je le ferai probablement encore.) Mes articles textes et textiles illustrent d'autres voies (et ce n'est pas fini !) .

Déposer des lettres sur un papier . Déposer des fils sur un tissu, et déjà comme une fascination pour les motifs. Dès mes sept ans ...et par les magazines féminins comme expliqué dans l'article Modèles.

Pour moi ce qu'on juge "décoratif" est signifiant.  Surtout si on crée ce "décor" non pas forcément en inventant le motif (pas plus que la lettre ou le mot) mais en se l'appropriant par l'interprétation qu'on en fait, la manière dont on compose avec tout cela. Et surtout ce qui est propre à la broderie : les motifs, les points, les fils, les matériaux rapportés sur une étoffe de fond. Comme le photographe compose avec son sujet et la lumière (bienheureux photographe à qui on ne demande jamais si c'est lui qui a dessiné ! ).

 Brodant pendant longtemps comme on le faisait toutes pour décorer et orner donc -ce qui semble rédhibitoire vu que c'est dévolu aux femmes et aux artisans (art domestique et servile n'obligent pas qui les pratiquent)-  jugé superficiel inférieur souvent  par  ceux qui pratiquent les grands arts ou on condescend à en reconnaître un sorte d'esthétique qui serait dépourvue de vie de profondeur (la beauté n'est pas aimée non plus !) .. ou le fameux "travail" ; on concède, on ne comprend pas !! on ne ressent pas surtout .

Mais déjà interprétant les motifs y mettant mes fils, mes couleurs et les points que je choisissais ( ce qui reste l'art du brodeur  ) .Et une création authentique, je le rappelle avec force qui tient à ce qu'on va déposer sur le tissu.  Comme on écrit sur une page très exactement et non comme on calligraphie le texte d'un autre. Composer une broderie c'est très proche de composer un poème .

Pas en pro , certes, je n'ai as la prétention de posséder  la maîtrise des vraies ouvrières d'art et brodeuses de Haute-Couture,  mais j'ai travaillé de 2007 à 2012 comm créatrice de modèles,en patchwork puis en broderie  parce qu'on me l'a demandé. Et j'aimais bien, même si parfois croulant sous les commandes j'avais peur de ne pas finir dans les délais, même cette création n'était que semi-libre (il y avait un cahier de charges en quelque sorte) , même si on m'a dit qu'évidemment cette revue  "c'était pas le top " 'pardi puisqu'on m'y employait !)  et même si un jour ça a cessé sans qu'on m'en avertisse , ce qui eût été courtois .

Peu importe c'est une expérience que je ne regrette pas même si aujourd'hui je suis résolument dans "autre chose" .

 

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 J'aimerais dire, parce que j'ai mauvais caractère (!) :

- Pas plus que je n'assemble  ou écris je ne brode ni ne couds  pour "occuper mon temps'  je n'ai pas besoin de cela j'ai comme beaucoup des obligations domestiques, familiales, amicales,  etc.

- Ce n'est pas un loisir 'créatif"  , ni un "hobby" mais une recherche  constante dans un art qui me passionne, même si durant tout un temps de ma vie j'ai dû l'oblitérer ...Si c'était un loisir je n'aurais pas décidé de m'arrêter de travailler avant l'heure pour ce faire.  Je reconnais que ma "chance" est de l'avoir pu, mais c'est une  "chance" que j'ai obtenue en travaillant . Pas une rente qui m'est tombée par héritage. J'ai fait un choix de vie et je l'ai tenu. C'est  vrai, je l'ai pu et d'autres ne le peuvent , mais  y renoncer ne les aurait pas aidés et ce choix donc ne nuit à personne.

- Ce n'est pas une activité pour me détendre . Ni "méditer" avec les doigts occupés en mode automatique . Je construis ce  que je fais ... et souvent les points choisis demandent une concentration extrême pour ressembler un peu   à  ce que je veux, ce n'est pas en mode "je suis le pas à pas" ou je remplis ma surface en regardant la télé - Ce serait impossible ! mais c'est le plaisir de "faire naître" à chaque fois. Des choses comme ci dessous  par exemple :

 

 

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 - Je ne cherche pas à faire de "jolis objets" ,  on peut les trouver "jolis" tant qu'on veut , mais je cherche une harmonie,  un accord par ce moyen comme en tout ce que  je fais .  C'est le lien. L'harmonie je le répète souvent,  est fille de Mars et comporte ses discordances voulues. Et s'il n'y en a pas, c'est voulu aussi . D'autre part je crée des surfaces, comme les peintres, graveurs  ou les photographes ( !)  parce que  la surface est mon mode d'expression choisi . C'est ce que je préfère mais voilà ça force les gens à penser napperons, couverture, centre de table,  vêtements, accessoires, parce  que c'est le rôle dévolu aux arts textiles  .. pluôt que surface où on dit quelque chose .. cela ne va pas de soi(e). C'aussi pour une raison pratique : ma maison ne saurait contenir des suspensions, des sculptures géantes  etc .. et puis l'idée  me séduit de cette ambivalence de certaines de mes surfaces : art et réchauffement des corps ou du décor.. déjà comme ça elle est pleine à craquer, ma maison  et des matériaux et des oeuvrages ... au point que parfois je me dis que je suis folle de continuer à entasser ici toutes ces choses qui  n'intéressent que peu de personnes (des personnes de qualité s'entend :-)  mais comme c 'est le nombre qui compte pôur compter ! Las ... après moi hop disparition. L'admettre et en profiter tant que c'est possible.

 

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- Je ne suis pas une petite main,  je crée pour m'exprimer, moi et non pour rendre les créations d'autres. Ce n'est pas déshonorant de le faire,  très très loin de là,  tout au contraire mais d'abord c'est un métier pour lequel je n'ai pas de qualification reconnue, justement. Juste mon expérience et mes expérimentations d'indépendante.  Ensuite ce n'est pas du tout cela que je veux faire. Donc quand je crée un sac ou une écharpe, un gilet  il est de moi, de la conception au dernier point cousu. Et je n'ai pas pris le modèle dans une revue . ( c'est l'inverse, j'ai créé des modèles pour des revues et croyez-moi, ce n'est pas du tout pareil !) .

 - Je m'exprime avec fils, points tissus comme un medium dans une optique d'expression personnelle pas de perfection technique, ni de  transmission patrimoniale d'un savoir ancestral. En revanche j'intègre des éléments issus de ce qu'on nomme tradition dans ce que je fais, j'intègre aussi des techniques et matériaux dits "innovateurs" - Je crois que dans le monde de l'art textile c 'est une pratique assez courue -ce qui l'est moins parfois c'est de reconnaître honnêtement ses emprunts .

Je demande juste cette compréhension qui du reste exige  au moins un peu connaissance de l'art en question (pas de reconnaissance vraie sans connaissance  ).  Je publie x articles qui sont faits pour ça  :-) . et si on n'en a ni le temps ni le goût qu'on pense composition couleur texture et non 'tissu, fil, ouvrage de dame, joli,  heures de travail , habileté, patience .. etc . Que si on est peintre, photographe ou graveur on imagine ce que  ce serait d'entendre tout cela à chaque fois ou presque qu'on montre quelque chose. Et d'être systématiquement oublié(e) des recensions de l'art tout court ... pûisque pas dans la bonne case. Et même dans aucune et les refusant, viscéralement ......

 

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oeuvre souterraine - 2 l'écriture (suite)

L'Oeuvre souterraine- l'écriture -2 (suite)

Entre 1976 et 1986 , une dizaine d'années donc, j'écrivis peu; un poème par ci par là dont  "la mort entra dans la maison" qui servit de base au textile Textimité , longtemps plus tard.

Mon inspiration se faisait plus narrative et je rédigeais quelques nouvelles : L'enfant du jardin, Les couteaux  qu'on peut trouver sur ma page Facebook .

Et puis portée sans aucun doute et encouragée par mes quelques lecteurs d'alors, j'écris deux récits plus longs : regroupés alors sous le titre Les épures : Les Jours de Mauménie qui évoque une expérience de vie "asociale" et le Cygne qui malheureusement a été perdu .

Peu après et restant toujours dans la narration courte j'écris un recueil de Nouvelles intitulé Mélodrames à l'eau de rêve, tous fondés sur des rêves que je faisais à cette époque-là de ma vie . Voyant dans un magazine une publicité pour une entreprise qui proposait la saisie électronique des ouvrages -moyennant finance évidemment- je décide de m'offrir ce luxe .... Quand je récupère mes exemplaires, l'imprimeur qui était aussi éditeur y avait joint une carte rédigée en ces termes :  " nous tenons à vous dire que certaines de vos nouvelles sont des chefs d'oeuvre en miniature, nous aimerions vous lire en roman (souligné de deux traits) dans le cadre de notre département d'édition " 

.Alors évidemment mon petit coeur d'auteur amateur  ne fait qu'un tour , ma vanité se pose quelques jours sur un petit nuage ...... Je m'y mets tous les matins sur la table de la cuisine avant que mon fils aîné  ne  se réveille et j'écris La Demeure Mentale -une première version toutefois . A la même époque et quasi en parallèle je rédige Mandalaé un des récits des Mythologies Intérieures

Rien que la tentative d'édition de ce récit plus poétique que romanesque dans les années 87 à 90 est une longue histoire .... Refus "types" nombreux, mais aussi lettres encourageantes.   : " j'ai lu jusquau bout et ce n'est pas si fréquent m'écrivit  une éditrice" qui me compara à.. MIchel Tournier précisant toutefois que je restais "en deça" . Ce qui me fit sourire. En fait beacoup de personnes me conseillèrent de changer la fin qui selon elles n'était pas bonne;  et je pense que lorsque tout le monde le dit, il faut revoir sa copie; ce que je fis . Je rédigeais donc la version définitive et je la soumis de nouveau aux éditeurs. Le premier, celui qui m' en  avait conseillé l'écriture me dit :  "c'est un beau texte, mais je ne peux prendre le risque de lancer un nouvel auteur en ce moment".

Il y eut une quasi acceptation dans une collection qui ferma.... au moment où j'attendais de recevoir le contrat. C'est à ce moment-là que mon deuxième enfant  s'est annoncé.
 Je décidais donc de faire mon livre moi-même . A la même époque je correspondis brièvement avec le philosophe Michel Henry qui m'encouragea par ces mots :

 

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C'est cette idée cependant que construire avec plus d'intrigue et de personnages qui cheminant aboutira au Jeu de la Rose qui eut comme point de départ un fait divers réel (le procès de parents accusés d'avoir séquestré leur fille) . Le jeu de la Rose , a été l'objet d'une expérience amusante de lecture critique : dans les retours que j ai obtenus, l'un me conseillait de supprimer ce que l'autre trouvait "la meilleure partie"et vice versa et les deux lecteurs avaient comme on dit autorité littéraire à cela ... J'ai donc tout gardé !

 

Je l'ai rangé dans mes tiroirs et je ne l'en ai sorti que très récemment (en vain pour la quête éditoriale refus types etc) .J'ai assez vite compris qu'écrit dans les années 80 il était "démodé", même si les problèmes qu'il évoque ne le sont pas, eux .... Mais il a servi de fondement à l'ouvrage art-roman où la dernière partie imprimée sur de l'organza est celle du roman.

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Ensuite il y eut un long blanc jusqu'en 2001 où je recommençais à écrire d'une part Lettres fermées      deux récits autobiographiques   Révélation et Arrêt sur image non diffusés. pour le moment.

Parallèlement je reprends les mythologies Intérieures, j'achève Armine,   qui était resté en plan pendant plus de 20 ans ... J'y adjoins le récit où seront enchâssés tous les autres-sur les conseils d'un ami-  La Bienveillante ( Armine et la Bienveillante ont été aussi écrits pour mes enfants adolescents). Je ferai imprimer ce livre en 2015 sans jamais lui  avoir cherché d'éditeur.

 

En 2003 il y eut la rencontre avec les écrivains et poètes de la Librairie Galerie Racine où j'exposais d'abord des textiles  en 2004 puis la publication de La demeure Mentale en 2005 soit quasiment vingt ans après sa rédaction ( ne jamais se décourager !) . Et puis aussi l'expérience adjacente par le jeu des rencontres des ateliers d'écriture de Floreffe où j'allais d'abord par amitié mais pas convaincue que cela me serait utile pour mon écriture personnelle. Je me trompais.Ils  m'amenèrent à renouer avec l'écritire poétique et les nouvelles. Ces ateliers se poursuivirent en virtuel et il en reste un certain nombre de textes que j'envisage de regrouper sous le titre "l'Etabli"

 C'est après un de ces ateliers que je commençais Le Chant des couleurs ....

Puis il y a eu la participation au collectif Lèse-art et à la revue Re-mue puis d'autres expériences  dont on peut voir le détail sur ma page d'accueil si on le désire.

 

Bref un CV qui se remplume un peu (je le dis en riant on sait que ce n'est pas ce que je cherche, je sais bien qu'il est trop tard -au sens de je n'ai plus trop de temps à  gaspiller  dans une quête vaine puisque je suis sans relations ni recommandations.  Mais ça me fait plaisir tout simplement . Je n'ai pas les qualités requises pour me faire une place là où ça compte,  entendre qualités par particularités , sans doute pas le talent non plus , du moins celui qu'il faudrait avoir et pour le peu que j'aie approché les milieux littéraires, j'ai eu l'impression de jouer le mauvais rôle dans un dîner de cons ou de la Bécassine sortant de sa province avec ses gros sabots . 

Mais au point de ma vie où je suis dans cette période où on ne sait pas du tout combien de temps du moins avec ses moyens intellectuels il vous reste , ce n'est plus l'essentiel pour moi . Je crée et j'écris depuis toujours mue par cette très simple nécessité : faire surgir quelque chose qui sous cette forme exacte n'existe pas déjà même si elle peut ressembler evidemment à des choses existanteset tenter de le partager avec les quelques-uns qui aiment; Après moi tout cela disparaîtra et ce ne sera dommage que pour ceux qui y auraient trouvé quelque chose d'important pour  eux que ce soit plaisir esthétique, évasion, émotion, réflexion ... pour moi ce sera mission acccomplie-mais toujours inachevée cependant -

J'aurais aimé  écrire (et créer) toute ma vie commeon croit qu' un oiseau chante : pour chanter, sans trop se soucier de ce qu'il puisse charmer (ou déplaire) et moins encore de ce qu'il faudrait chanter pour plaire.

Merci surtout  aux personnes qui m'ont lue, commentée, publiée en livres ou en revue   et chroniquée , elle se reconnaîtront et la fidélité sans faille  de certains me touche vraiment profondément . Cela m'aide à continuer.

 

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Le cahier débrouillé

 Parution : Le Cahier débrouillé- poésies

 

 

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Le dernier recueil avant le suivant .

Si vous voulez vous le procurer m'écrire sur chiffondart@aol.com.

Un extrait :

 

Je ferme tous les soirs les paupières de la nuit

là-bas un coeur bat

est-ce celui du monde ?

un oreiller est mon amant

je m'endors le serrant,

lui contant

 toutes ces choses étranges et folles

qu’aucun papier jamais

n’acceptera d’inscrire

juste les étoffes de vie

leurs rails croisés

sans aiguillage

je fais l'amour

avec mes draps

usés

leur trahison

sera  ma déchirure.

 

 

On peut lire aussi  cette chronique

OEUVRE SOUTERRAINE

 texte -1  avant propos

J'appelle oeuvre cet ensemble d'ouvages, d'écrits, d'images dont je suis la conceptrice et la réalisatrice.

Je dirai bien : la créatrice si ce mot ne servait à tout , créer étant devenu une sorte de synonyme de "faire" .

L'instigatrice de mystères qui souvent me dépassent . (cf Cocteau)

Je sais que le mot oeuvre s'agissant d'une personne qui n'expose pas-   et  publie soit chez les petits éditeurs  (petits par la taille de l'entreprise s'entend) ou en auto-édition volontaire, peut amener à sourire ironiquement.

Je le précise : je n'ai pas fait grand chose pour ma promotion estimant que je ne suis pas une commerciale -il n'y a pas de honte à l'être , mais ce n'est pas ma tasse de thé.. Je comprends les artistes et les écrivains qui sont obligés de se battre,  qui veulent "vivre de leur art". J'ai parfois des discussions tendues  avec eux à ce sujet, parce que si je comprends leur point de vue, je n 'aime pas trop qu'ils me considèrent comme une nantie qui a les moyens de ne pas vendre.  Ces moyens je les ai gagnés par mon travail et ils ont été payés d'une longue attente pour pouvoir consacrer quelques années de ma vie à mes créations.Je n'ai pas hérité d'une rente, pour ce faire.  C'est, d'autre part,  toute une conception de la chose créée qui, en moi, est différente, et j'aimerais donc qu'on la comprenne et la respecte. Je l'ai souvent écrit mais je le redirai tant qu'on ne l'entendra pas : mes ambitions sont autres.

Je ne cherche pas à "gagner" quoi que ce soit ni argent , ni célébrité,   (qui au vu du  nombre de gens qui créent et écrivent aussi bien sinon mieux que moi serait un gaspillage de temps et d'énergie que je refuse absolument ). J'ai une atrophie de ces vanités-là qui font courir le monde , me dit-on, et je n'y ai aucun mérite : c'est mon tempérament .

Je n'attends rien d'autre de ce que je fais que de voir réalisées quelques-unes de ce que j'appelle mes "envidées" -envie plus idée. C'est la première  finalité de cette somme de textes, de textiles et d'ouvrages que j'accumule, jour après jour. La deuxième est dans l'espoir qu'une oeuve suscitera un plaisir, une réflexion et la troisième  un échange entre moi et les autres personnes. Les trois ensemble : c'est le paradis !

J'ai écrit ailleurs qu'une oeuvre pouvait être étendue par le nombre de travaux réalisés et sans importance. Rester "médiocre" voire "insignifiante" selon les critères de valeur et de réussite donnés d'une époque et d'un milieu.  Et je sais bien qu'aux yeux de l'opinion comme on dit, cette oeuvre n'a aucune existence , puisqu'on lit ce qui est déjà connu, cautionné, célèbre. Ce droit à l'existence des oeuvres juste conçues pour l'amour de l'art  n'existe pas. Il est hors jeu social.

Ic je montre le plus souent du textile et je défends l'art textile tel que je le conçois et pratique, parce qu'il me semble que c'est lui le "parent pauvre". Cela ne veut pas dire que le reste ne compte pas pour moi juste que c e qui est déjà défendu et connu , promu , ce n'est pas la peine que je le fasse.

Une oeuvre tri -céphale donc : de l'écriture, des textiles et des images  numériques. Et j'aimerais, vu que le temps de ma vie diminue comme peau de chagrin  , vous montrer ce que dans sa totalité cela donne -matériellement s'entend-
J'appelle cela, parce que j'aime rire de moi mes "éditions de la poilade", qui concourt pour le prix No-belle ...( à chacun selon ses moyens !)

(à suivre)

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La veste rapiécée

Quand mes enfants étaient petits, je leur avais offert un livre -parmi beaucoup d'autres - intitulé : La veste rapiécée de Adela Turin  (traduit de l'Italien) éditions Hatier.illustré par Anna Curti.

Un conte, mais un conte pas très classique ... où le textile tient une part prépondérante ; on y retrouve certains poncifs du genre littéraire, mais gauchis dans une optique inhabituelle   : les parents qui n'arrivant pas à avoir un enfant consultent une sorcière, laquelle perchée sur un arbre d'adonne à l'art textile sous diverses formes des plus humbles (la veste rapiécée) aux plus somptueuses un "merveilleux" collet brodé. Les deux pièces d'étoffe étant censées conférer à qui les porte des vertus  magiques.

On y trouve une jeune fille (l'enfant qui naît!) qui est charpentière douée et joyeuse (grâce à la veste rapiécée) , tandis que c'est un prince ... qui portera lui, le collet ...d'où,  on le devine il tient son don pour la musique. et on le devine aussi ces deux-là s'épouseront   mais ... pour vivre une vie de partage  "créatif" chacun admirant les dons de l'autre  -et on est là très  loin des poncifs ...

 

 Ce livre, mes enfants l'ont vendu un jour sur une petite brocante , à l'adolescence, et voilà que c'est à moi qu'il manquait (ainsi va la vie) . Je l'ai cherché longtemps, je viens de le retrouver.

 Et relisant ce merveilleux passage où la sorcière décrit le collet et ses vertius magiques et que je reproduis ,  ci- dessous (j'espère que l'auteur ne m'en voudra pas !) l'idée m'est venue d'essayer de le rendre en textile :

 "Ce collet dit la sorcière a un grand pouvoir. Regarde ces fils transparents : ce sont les soupirs d'une femme . Je les ai recueillis un soir qu'elle cousait et je les ai filés; Tu vois ces perles : Ce sont les chansons d'une très jeune fille , je les ai trouvées sous sa fenêtre un après-midi d'été. Et ces fils argentés ? Ce sont les rires des jeunes filles lorsqu'elles bavardent le matin autoiur de la fontaine. Par contre, ces brillants sont des larmes de femmes, je les ai recueillis un peu partout! Et ces pierres de toutes les couleurs ce sont des mots, des questions et des réponses. "

La veste rapiecee collet

L'idée  m'est venue aussi que si d'autres artistes textiles le faisaient aussi chacun(e) -ne soyons pas sexistes! -  à sa manière selon son tempérament ...ce serait intéressant de juxtaposer les résultats ...pour peu qu'on veuille bien me les montrer ! Sans idée de concours, de compétition ou de rivalité juste pour ilustrer , les variétés d'interprétations et d'inspiration du texte.

Mais on le sait même si je suis seule -j'en ai tellement l'habitude -  je crois que j'en ai tellement envie que je m'y essaierai, au moins dans les mois qui viennent ...

Et sinon ce sera pour le plaisir de partager un beau texte , pas si connu que cela ... féministe,  au sens du terme où je m'y reconnais! Car si la jeune héroÎne est charpentière (métier plutôt masculin) et que le prince-artiste hériote grâce au collet  brodé d'une sensibilité  qu'on dit féminine  (à tort tout autant), les activités de tissage couture et briderie n'en sont pas pour autant dévalorisées - bien au contraire ...

De plus Il se dégage de ce texte très simple et des illustrations qui l'accompagnent une poésie que j'apprécie.

Pour en savoir plus sur l'auteur .. on peut lire Adela Turin

à suivre donc peut-être ...

Parution : Mots justes et accords parfaits

Couverture livre ortho

Ce livre m'a été demandé après passage de l'éditeur sur ma chronique de langage .

Pour l'acheter, utilisez ce lien.

Je me suis appuyée pour l'écrire   autant sur la psychologie de l'erreur-si je puis dire- que sur mes connaissances en orthographe et grammaire. Le plus difficile quand on se trompe est de s'en apercevoir et de le reconnaître (tant est grande la force de l'usage, même s'il est personnel et fautif!- ) .

 Dans la mesure du possible j'ai expliqué pourquoi on se trompe et surtout pourquoi on écrit ainsi.

 Si vous ne savez jamais si on doit écrire -é ou -er à la fin d'une forme verbale, si vous confondez censé et sensé, si vous ignorez pourquoi on écrit "il s'est cassé la jambe" et "la jambe qu'il s'est cassée" - ce livre vous l'expliquera d'une manière qui fait appel au sens, plus qu'aux règles. Je n'ai écarté ni les bons vieux trucs qui fonctionnent , ni les explications qui éclairent. J'ai été professeur en  collège, j'ai pu tester ce qui est efficace ou non....

Pour une idée  du contenu , voici le début de la Préface  :

 

            « Ceci est un livre de bonne foi, lecteur  » disait mon maître Montaigne. « Je rends au public ce qu’il m’a prêté »  ajoutait La Bruyère au début de ses Caractères.

            Ce modeste guide n’a pas l’intention ni l’ambition  de remplacer les excellents ouvrages sur lesquels il est du reste fondé.

             Il repose sur la constatation que malgré la pléthore de livres, de manuels  et de sites sur le sujet, le français en usage, surtout dans les communications virtuelles, a tendance à être de plus en plus truffé d’erreurs de syntaxe, d’accord ou encore  d’imprécisions de vocabulaire, de confusions de mots ou formes proches, même chez des personnes ayant ce qu’on peut appeler un bagage culturel.

            Alors pourquoi un livre de plus, qui évidemment ne peut rien apporter de nouveau sur le plan des connaissances ?  Pour tenter de proposer un autre regard sur l’erreur que je me  refuse à appeler faute. 

            Il ne s’agit pas d’adopter l’attitude méprisante du pédant « qui sait tout » - j’en suis très loin ! - mais  d’éclairer ici quelques causes d’erreurs fréquentes.

            Il ne s’agit pas  non plus de se complaire dans une attitude laxiste estimant que toute erreur est forcément signe de vie de la langue et d’une merveilleuse spontanéité créative.

            En outre, un certain nombre de personnes de mon entourage, en particulier de jeunes adultes dont la grammaire et le vocabulaire ne sont pas la spécialité et dont les acquis en la matière sont plus que précaires, ont un réel besoin de restaurer un français correct. On me demande depuis des années « pourquoi ça s’écrit comme ça », on peste contre les difficultés de telle ou telle subtilité dans les accords et en fait on ignore quelques règles de base qui pourraient bien simplifier la vie. Un exemple entre autres : on sait qu’accorder un participe passé  dans les temps composés des verbes pronominaux est difficile, mais on ignore ce qu’est un temps composé et un verbe pronominal.  Ce que je propose, pour user d’une métaphore informatique, c’est une restauration du registre.

(...)

PS  Malgré le soin apporté à la correction , quelques malencontreuses coquilles se sont glissées...mais si le livre est efficace le jeu sera de les trouver :-)

Dentelles décalées

Je vis dans une région, le Nord de la France, où la dentelle est très présente. Valenciennes bien sûr, mais aussi les dentelles de Calais et de Caudry. Et je n'oublie pas la proximité de la Belgique, si riche dans cet art.

Et au delà encore l'idée que le mot "dentelle" recouvre de nombreuses techniques : le point commun c'est entrelacer des fils sans support (avec support le même point devient broderie).: dentelles à l'aiguille, au fuseau, au crochet , en tricot  d'art et aujourd'hui faites à la machine à coudre pour ne citer que quelques techniques. Sont souvent rapprochés des dentelles tous les points ajourés sur étoffes (broderie anglaise, Richelieu, Renaissance) et dont certains comportent des inclusions de dentelles existantes (broderie de Touraine) , et tous les points ajourés à fils tirés rebrodés, mais ils ne sont pas au sens strict du mot, de la dentelle.La  "dentelle" sur filet ou sur tulle est à proprement parler plus une broderie sur support ajouré qu'une dentelle véritable, dans laquelle le réseau de fond est créé avec le motif .Sur les sites de ventes les dénominations dentelles et broderies tombent un peu au hasard !

 C'est un accès à un savoir-faire et des métiers d'art dont l'histoire est passionnante qu'elle soit artisanale ou industrielle.  En collectionnant, en lisant mais aussi en  visitant, j'ai beaucoup appris sur cette noble matière, bien que je sois très loin de tout savoir.

Les premières dentelles que j'ai eues  étaient issues  ce que je nomme l'héritage familial , souvent très abîmées, certaines faites main, me semblent aujourd'hui encore de pures merveilles. Ma toute première utilisation fut dans le crazy quilt. L'Arlequin fou commencé dans les années 90 et fini en 2001, exposé à La Bourboule en 2002. J'avais placé les dentelles blanches au centre d'un plan jouant sur les monochromes et les valeurs, ce qui à l'époque était assez inhabituel pour un crazy quilt.

 

Arlequin fou art textile dentelles jacqueline fischer

 

Et puis par les dons surtout de personnes âgées aujourd'hui disparues qui ont si gentiment vidé leurs  trésors chez moi, j'ai eu plus de choix .

A ce stade, je me préoccupais assez peu de l'origine des étoffes, je me laissais juste porter par leur beauté. J'ajoute qu'on peut tout à fait créer ainsi artistiquement,mais voilà j'ai été poussée par  le désir de savoir, la conscience aussi  d'un travail préalable qui me permettait d'avoir ces merveilles entre les mains et sur lequel je voulais en savoir un peu plus regrettant souvent de n'avoir pas l'intelligence assez technicienne pour tout comprendre..Je n'ai jamais pu en tenir un morceau entre les mains sans penser justement aux personnes qui, par ce travail parfois très dur, qui me permettaient de l'utiliser.

 J'ai créé  Le bal des étoiles pour mettre en valeur dans un motif simple (une étoile variable)  ma collection d'alors .

Bal des etoiles 2

Dans les années 2000 l'accès à internet m'a permis d'agrandir mon stock. On le peut aussi sur les brocantes locales, mas j'avoue que pour la casanière que je suis la farfouille électronique m'allait bien  et je la continue !

Pour utiliser une des premières collections que j'ai ainsi acquise , j'ai crée le quilt Laisse les murs dans ta prison .

Laisse les murs jacqueline fischer art textile

Et puis j'ai eu le bonheur de tomber sur plusieurs  collections d'échantillons de dentelles Solstiss et du Noyon , dont on se "débarrassait" . Ce qui est chiffons sans valeur pour les uns peut s'avérer trésor pour les autres et ces dentelles comportaient des morceaux de créations perlées créées pour la Haute-Couture que j'ai beaucoup utilisées et qui font encore mon bonheur.

Dentelles de calais 001

 

et même les plus modestes pas encore ennoblies de cette façon ont dans leur plus grande sobriété trouvé ça et là leur place en mes ouvrages.  J'ai construit le quilt Dentelles décalées en associant des soies texturées en relief "boursouflé" avec une bonne partie de mon stock d'alors , dans un remake d'une disposition ancienne appelée le mur de briques ..Sur la page suivante , vous pouvez voir d'autres utlisations dans d'autres surfaces.

 

Dentelles decalees art textile jacqueline fischer 2

 Je recueille aussi quand l'occasion se présente ce qui vient, hélas, des fermetures d'usines, parfois accompagnées de documents techniques qui sont pour moi à la fois des énigmes, car rédigées dans un jargon codé professionnel, et un accès au mystère de leur élaboration (beaucoup de marhématique et de chimie du côté de ce qu'on nomme les apprêts!) . Ce sera l'objet d'un autre article.

Pour en avoir plus sur la dentelle il y a ce reportage de mon amie Marie-Claude sur le salon de l'aiguille en fête en 2011

, je souligne les oeuvres remarquables des artistes présentées !

Sur ce site de l'entreprise Sophie Hallet vous trouverez des explications sur la confection des dentelles de Calais et  vous découvrirez sûrement des métiers ignorés de vous. Je rappelle que le secteur de la Dentelle de Calais a payé un lourd tribut à la crise économique. En l'intégrant à nos créations , même si elles sont modestes ou estimées telles, nous contribuons à la faire connaître et c'est ce que que je tente, ici,  de faire !

 

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Motifs

Motivations et motifs

 

Motivations est une série de petits formats fondés sur ce que m'inspirent les motifs sur les tissus en eux-mêmes et non en recomposition d'ensemble, comme en patchwork . C'est un autre abord , même s'il est lié.

 Dans ma collection de textiles, il m'arrive d'isoler un fragment , et d'avoir envie d'utiliser son dessin et sa composition  comme point de départ.

Le plus simple comme dans ce début de série intitulé  "Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre", c'est le tissu métamorphosé. La tendance actuelle est plutôt de le faire avec force peinture et teinture, ce qui certes est intéressant, mais pour moi , l'art du peintre et du teinturier sont connexes à l'art des fils et du tissu qui constitue, lui; ma valence d'élection . Je ne m'interdis pas de le faire, mais j'essaie d'abord de transformer par la broderie et les méthodes  "classiques" de mon art. Je cherche  une réécriture de l'étoffe,  en gardant tout de même les caractéristiques.transformation et non défiguration, donc.

Tissus transformes art textile jacqueline fischer 2

Un autre abord consiste à établir un dessin d'ensemble à partir du fragment d'un motif. Le tissu d'origine est alors, en grande partie "oublié " et le travail consiste à trouver un moyen de rendre chaque élément du dessin de départ en textile (application, broderies) etc.

 

Art textile jacqueline fischer motivation motivation 1rec 2

D'autres fois, le motif lui même est découpé et réinterprété de diverses manières sur un fond avec présence d'un fragment du tissu d'origine, tel quel, intégré ( le petit rectangle en bas à gauche)

 

Motivation 2

D'autre pistes seront développées dans d'autres articles ...à suivre donc.

La grande parade 3

Comme promis, un regard de plus près sur quelques panneaux.

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